Des phases différentes mais complémentaires
Des phases différentes mais complémentaires
Nicolette MudiandamboNicolette Mudiandambo
, 20 janvier 2026
00:00
05:47

Pour les personnes comme moi, qui n’aiment pas s’arrêter, prendre un temps de pause est souvent un vrai défi.
Parce que très vite, on a tendance à penser à la reprise. À ce qu’on va faire après. À comment on va revenir. À comment on va se relever.
On veut déjà préparer l’après, alors même qu’on n’est pas encore vraiment arrêté.

Or, un temps de pause est composé de plusieurs phases.
Et chacune a son importance.

Dans les premiers articles, je parlais de la phase zéro.
Cette phase où tu es un peu dans le laisser-aller.
Tu prends les journées comme elles viennent.
Tu lâches prise.
Tu ne fais rien.
Tu ne maîtrises rien.
Tu ne planifies rien.
Tu ne prévois rien.
Tu vis, tout simplement.

On pourrait appeler ça une phase de négligence…
Mais je n’aime pas ce mot.
Parce que pleurer, ressentir ses émotions, n’avoir envie de rien faire, ce n’est pas forcément se négliger.
Parfois, c’est exactement ce dont on a besoin.

La phase zéro, pour moi, c’est cette phase où je ne contrôle plus rien.
Et c’est difficile, surtout pour ceux qui aiment avoir la maîtrise.
Mais elle est nécessaire.



Puis vient ce que j’appellerais la phase une.
La phase où l’on commence à faire face à ce que l’on ressent réellement.
La phase où l’on est capable d’être vulnérable devant Dieu et de dire :
« Là, ça ne va pas.
Je suis confrontée à ce qui se passe à l’intérieur de moi.
Je reçois ce tourbillon d’émotions.
Je pleure.
Je ris.
Je danse.
Je mange.
Je ne mange plus. »

Cette phase-là est douloureuse.
Parce qu’elle te confronte à ta réalité.

Et pour cette phase, je dirais une chose très importante :
évite de la vivre seule.

Vous me connaissez peut-être : j’aime dire aux autres qu’il faut extérioriser, qu’il faut parler, qu’il faut s’entourer.
Mais mon défaut à moi, c’est que je ne le fais pas toujours.
Je peux dire que ça va… alors qu’en réalité, je suis en pleine lutte intérieure.

Dans cette phase numéro une, pour moi, il y a un trio essentiel :
toi, Dieu, et ta ou tes personnes de confiance.

Tu es acteur.
Dieu est acteur.
Et ta personne de confiance l’est aussi.

Parce que tes forces sont faibles, et que tu as besoin d’être porté.
Parce que deux valent mieux qu’un, comme nous le dit la Bible.
Parce que tu as des questions auxquelles seul Dieu peut répondre.
Parce que tu as besoin d’être enveloppé d’amour, de paix, de présence.
Et parce que toi aussi, tu as besoin de parler, d’ouvrir ton cœur, de dire ce qui se passe à l’intérieur.

Quand je parle de personne de confiance, ça peut être une ou plusieurs personnes.
Un ami, un membre de ta famille, ton mari, ta femme.
Des personnes capables, à l’instant T, de mettre leur vie en stand-by pour te soutenir.

Dans cette phase-là, leur présence est cruciale.
Parce qu’elles te rappellent que Dieu est avec toi.

Parfois, dire « Dieu est avec moi » est compliqué.
On ne le voit pas.
Et quand la foi est affaiblie, elle ne suffit plus toujours à nous rassurer sur Son omniprésence.

Mais ce que j’aime avec Dieu, c’est que dans ces moments-là,
Il nous envoie des personnes de qualité.

Moi, j’ai eu les miennes.
Elles ont été d’un soutien infaillible.
Et ça m’a fait énormément de bien.



Puis vient la phase deux: Le temps pour soi.

La question devient alors :
Qu’est-ce que tu as envie de faire pour te faire du bien ? Et aussi :qu’est-ce qu’il FAUT que tu fasses pour ton bien-être ?

Je t’invite vraiment à faire cette liste.

Voici la mienne par exemple:

Quand ça ne va pas, j’aime énormément cuisiner, surtout des plaisirs sucrés.
J’aime écouter de la musique.
Colorier.
Peindre.
Lire.

Pendant ce temps de pause, j’ai eu particulièrement besoin de regarder beaucoup de Disney.
Des dessins animés, encore et encore.
Et franchement… j’étais grave contente. Grave heureuse.

Parfois, j’ai besoin d’être avec mes proches.
J’ai eu ma soirée avec mes coquilles.
J’ai eu mes petites reloues à la maison.
On a fait des soirées jeux, des soirées chill.
J’ai passé beaucoup de temps au téléphone, à parler de tout et de rien, de choses qui ne me ramenaient pas à ma peine.
Et ça m’a fait énormément de bien.

Dans ces moments-là, il m’a été difficile d’avoir des temps profonds avec Dieu, parce que j’étais beaucoup entourée.
Mais quand je me retrouvais seule, je Lui parlais différemment.
Comme à un ami à côté de moi.
Ou comme à quelqu’un au téléphone.

Ce type de prière est différent.
Vrai.
Authentique.
Empreint d’une sincérité particulière.

Je ne dis pas que les autres formes de prière ne le sont pas.
Celles de l’église, de l’intercession, des temps structurés.
Mais celles-ci…
elles viennent directement du cœur.

Et à travers cet article, j’aimerais te dire une chose essentielle :
ton temps de pause doit être empreint d’intentionnalité, d’authenticité et de volonté.

Envers toi.

Et envers Dieu.​