Quand tu fuis...
Quand tu fuis...
Nicolette MudiandamboNicolette Mudiandambo
, 08 janvier 2026
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03:15

Il n’y a pas de modèle de pause parfait. Il y a simplement ce qui te convient à l’instant présent.

De base, écrire, c’est ma thérapie. J’écris mes joies, mes peines, mes doutes, mes questionnements, les réponses que je trouve, mes prières, mes exhaussements, mes douleurs, mes échecs, mes réussites, mes peines de cœur, mes rencontres exceptionnelles, ce qui me frustre et ce qui me libère. J’écris.

Et pourtant… prise dans la douleur, le chaos, voire même les ténèbres, j’ai passé 27 jours sans toucher un stylo. Sans écrire. Sans prendre de notes. Parce que je savais une chose : si j’écrivais, c’était me mettre à nu. Sans filtre. Devant tout ce qui se passait réellement dans mon cœur.

Alors j’ai fui. J’ai fui ce qui, pourtant, aurait pu me faire du bien. Parce qu’à cet instant précis, je n’étais pas prête à refouler… ni à extérioriser. Et tu sais quoi ? C’est OK.

Sur le chemin de la guérison de l’âme, il y a différentes phases. Et elles ne sont pas toutes confortables. Il n’y a pas de schéma parfait. Pas de méthode universelle. Pas de canevas magique avec des étapes bien rangées. Chaque histoire est différente. Chaque personne est différente. Et donc chaque chemin vers une âme apaisée l’est aussi.

Avant, mon premier réflexe aurait été de dégainer mon carnet et d’écrire. Cette fois-ci, mon réflexe a été de laisser de côté… et de vivre chaque jour comme il venait. Nicolette, tu as besoin de pleurer ? Pleure. Nicolette, tu veux sortir ? Sors. Nicolette, tu as besoin d’être seule ? Sois seule. Nicolette, tu as besoin d’être entourée ? Alors entoure-toi.

Il n’y a pas de modèle de pause parfait. Il y a simplement ce qui te convient à l’instant présent.

Il faut accepter que, dans le temps de pause, il y ait cette étape de fuite. Ce moment où l’on a du mal à faire face à ce que l’on ressent réellement. Je dirais que c’est le point zéro.

Tu sais que tu ne vas pas bien. Tu sais que tu as besoin d’une pause. Mais tu sais aussi que tu n’es pas encore prêt à traverser la tempête émotionnelle intérieure. C’est complexe, n’est-ce pas ? Et pourtant… combien d’entre nous vivent exactement ça ?

Et Dieu, dans tout ça ? Il y a ce verset que j’aime beaucoup, où Jérémie dit : « Sonde mon cœur, Seigneur. » Et David aussi le répète dans les Psaumes.

Il arrivera un moment où il faudra arrêter de refouler, arrêter de fuir. Mais Dieu, dans sa douceur, sonde ton cœur à ton rythme. Et Il te révèle, parfois de manière très subtile, parfois de manière plus brutale, le véritable état de ton être intérieur. Pas pour t’écraser. Mais pour te guérir.

Et c’est là que tu dors de la fuite pour te confronter à ce qu’il se passe réellement à l’intérieur de toi.