Le pouvoir de la pause - Intro
Le pouvoir de la pause - Intro
Nicolette MudiandamboNicolette Mudiandambo
, 08 janvier 2026
00:00
07:19

Hello j'espère que vous allez bien et je suis très heureuse d'être de retour parmis vous

Ok… vous l’avez vu, vous l’avez compris : 2025 a été rude pour moi, Nicolette, créatrice de l’application À cœur ouvert.

En 2025 j’ai appris à ralentir la cadence malgré moi… souvenez-vous.
L’été dernier, j’ai arrêté les articles audio. Je me suis recentrée uniquement sur l’écrit, parce que j’étais épuisée.
Puis en décembre, j’ai complètement arrêté de travailler sur la plateforme. Une première. Et honnêtement, je pensais ne pas pouvoir lâcher.
Je voyais même ça comme un échec, le fait de m’arrêter.

Et pourtant, je reviens en janvier avec ce partage autour du pouvoir de la pause.
Tout au long du mois, je vais vous partager ce que j’ai vécu : les bienfaits… mais aussi les dangers. Parce que oui, il y en a aussi, parfois, à prendre une pause.



En toute honnêteté, je n’aime pas m’arrêter. J’ai toujours été dans le speed, encore plus ces dernières années. On en rigole souvent avec mes proches, mais je commence à croire que je suis hyperactive : même chez moi, j’ai du mal à rester en place.
J’aime trop servir les autres.
J’aime passer du temps avec les gens.
J’aime aussi être seule… mais même dans mon temps seule, je fais mille choses.
Je ne travaille pas forcément pour À cœur ouvert, mais je sers Dieu, je sors, je vois mes proches. Et il y a une chose que je déteste profondément : l’inactivité.

En 2024, quand l’ebook prendre soin de moi une priorité est sorti, j’étais pourtant assez réglo dans ma manière de prendre soin de moi : de mon corps, de mon âme, de mon esprit.
J’avais une routine, des temps de repos, des temps seule, des relations choisies.
Je me suis même séparée de certains liens qui me prenaient plus d’énergie qu’ils ne m’en donnaient. Je me suis investie de manière intentionnelle dans ma vie spirituelle. Parce que pour moi, prendre soin de soi, c’est un équilibre — presque parfait — entre le corps, l’âme et l’esprit. Et en 2025, je suis rentrée avec exactement le même message. Même s’il se décline différemment, le cœur reste le même : une vie épanouie, équilibrée, connectée à Dieu.



Et pourtant… Après la sortie du livre, en mai 2025, j’ai vécu ce que j’appellerais une chute libre.

Tout ce que j’avais construit en 2024 s’est comme effondré en 2025.
Projets personnels, relations, vie spirituelle, service… Un surinvestissement dans plein de domaines de ma vie. Et j’en ai payé le prix.

Ça a été la tempête émotionnelle. La grosse remise en question. Le désir d’abandonner. Les pensées interminables. Le sentiment d’échec, parce que je ne savais plus quoi faire de mes journées, de ma vie professionnelle, des projets qui étaient dans mon cœur. Ballottée dans tous les sens par les circonstances.

Et la fin d’année a été encore plus rude. En août, j’ai perdu mon oncle. En décembre, ma cousine. Deux événements de 2025 qui m’ont secouée bien plus que je ne l’avais imaginé.

Je disais dans un de mes derniers posts Instagram — lorsque j’ai annoncé le report de l’atelier — que j’avais déjà vécu des deuils : parents, amis, proches…
Et on croit maîtriser la secousse, parce qu’on l’a déjà connue. Mais je vous assure que chaque perte est différente. Même si on l’a déjà vécue.

L’accumulation de tous ces chocs m’a rendue, à la fin de l’année, totalement inapte à toute activité. Même le B.A.-BA. Le minimum pour ma maison, pour moi-même, pour ma vie spirituelle, sentimentale, amicale… Pour À cœur ouvert. Je n’en étais plus capable.

Alors il a fallu faire une pause.

Je n’avais plus envie d’être celle qui est forte.
Celle qui conseille.
Celle qui enseigne.
Celle qui motive.
Celle qui sert.
Celle qui a une vie structurée, une routine parfaite.

J’avais envie, pour une fois, d’être celle qui est fatiguée.
Vulnérable.
Celle qui regarde sa vie en face, d’abord avec elle-même.

Parce qu’on peut se dire “ça va aller”, être dans une positivité de façade…
Mais parfois, il faut juste se regarder dans le miroir et dire :
« Non. Là, ça ne va pas. »

J’ai dû accepter de me laisser aller pendant des jours.
Dans ma maison.
Dans mes projets.
Dans tout.
J’ai dû avouer autour de moi que j’étais en position de faiblesse.
Et que la résiliente que vous voyez matin, midi et soir…
À ce moment-là, elle n’avait qu’une envie :
tout plaquer et disparaître sur une île déserte.

Et c’est là que j’ai compris quelque chose d’essentiel :
la pause est indispensable.

Parce que si tu continues à donner quand tu es dans cet état-là,
tu es capable de tout gâcher
et de prendre de très mauvaises décisions.

Dieu n’est pas contre ça.
Il aime notre vulnérabilité.
Il aime notre lâcher-prise.
Il aime quand on assume être à bout de souffle
et qu’on vient tout déposer à Lui.

Il aime quand on s’arrête.
Quand on quitte l’hyperactivité pour être vrai.
Authentique.
Avec Lui et avec nous-mêmes.

Je ne vais pas vous mentir :
maintenir une vie de prière a été difficile pendant cette période.
Parfois, la seule force qu’il me restait, c’était de chanter.
Des heures.
De pleurer en chantant.
De mettre des louanges.
Ou juste de danser dans mon salon.
De mettre la meilleure playlist dans ma voiture.

Il n’y a pas eu un seul jour sans que je pense à Dieu.
Mais la force de prier, de parler, d’intercéder…
elle était très faible.

Je commence ce mois de janvier en parlant tel que je suis, à cœur ouvert.
Et au fil des semaines, on parlera du pouvoir de la pause.
Parce que je sais que c’est bénéfique.

Je suis heureuse de vous retrouver.
J’avancerai au rythme qu’il faut, sans pression.
Parce qu’en toute sincérité, si je pouvais prendre une pause plus longue, je l’aurais peut-être fait.

Mais — petit teaser —
il y a aussi des dangers à rester trop longtemps à l’arrêt.
Et on en parlera en fin de mois pour clôturer cette thématique.

Parce qu’il faut aussi savoir reprendre.
Peut-être pas avec la même intensité.
Mais ne pas rester figé indéfiniment.

Je vous souhaite une belle année 2026.
Une année vraie.
Une année alignée.
Une année où vous oserez, vous aussi, faire pause… quand il le faut 🤍