Savoir que son coeur va mieux
Savoir que son coeur va mieux
Nicolette MudiandamboNicolette Mudiandambo
, 25 novembre 2025
00:00
06:59

On parle souvent du cœur en mauvaise santé, mais… comment agit un cœur qui va bien ?
C’est une question que beaucoup ne se posent pas, mais moi oui. Je me suis vraiment demandé :

“À quel moment je vais reconnaître que mon cœur va bien ? À quel moment je saurai que j’ai surmonté le deuil ? La rupture ? Les trahisons ? La sensation de rejet ? Toutes ces douleurs-là ?”

Et en réalité, je ne l’ai pas su dans un grand moment spectaculaire… mais dans mon attitude.
Dans mon quotidien.
Dans mes relations.
Dans mes décisions.
Dans ma manière de réagir, de penser, d’aimer.

J’ai su que j’allais mieux le jour où j’ai arrêté d’imposer ma douleur aux autres.

Par exemple, pour parler du deuil (dont j’ai déjà discuté ici sur l’application), il y a eu une période où j’étais extrêmementexigeante avec la gente masculine — peu importe l’âge ou la relation.
J’avais ce besoin inconscient de retrouver la protection, la couverture et la présence paternelle que j’avais eue pendant les 20 premières années de ma vie.

Et dès qu’un homme n’arrivait pas à répondre à ce besoin — en termes de présence, d’affection, de stabilité — je devenais dure, injuste parfois.
Je pouvais très vite les cataloguer comme “mauvaises figures masculines”, alors qu’en vérité… c’était mon cœur blesséqui tentait désespérément de retrouver mon père chez eux.

Le jour où j’ai recommencé à apprécier les hommes pour qui ils sont, et non pour ce qu’ils pouvaient m’apporter en tant que “petite fille en manque de père”, j’ai su que j’avais franchi une étape.
Je me suis rendu compte que Dieu avait comblé ce vide : par Son amour, Sa présence, Sa parole.

Mon cœur allait bien.



Un cœur qui va bien… ne fait plus porter ses blessures aux autres

Lorsque je vais bien, mes échecs ou mes erreurs, je ne les fais plus subir aux gens autour de moi.
Quand on traverse une déception ou un échec, on peut facilement blâmer tout le monde, comparer, envier, jalouser.

J’ai remarqué que j’allais mieux lorsque j’arrêtais de regarder les autres comme un rappel de ce que je n’avais pas réussi.
Un cœur guéri peut célébrer les autres sans se sentir diminué.

 

Un cœur qui va bien… sait aimer malgré

Un cœur restauré, c’est un cœur qui :

  • sait aimer malgré les différences,
  • tolère les défauts des autres,
  • garde la paix même dans le chaos,
  • voit une personne qui l’a profondément blessé… et ne ressent plus de haine ou de désir de vengeance.

C’est regarder quelqu’un qui t’a marqué par une blessure, et ressentir une paix qui te surprend toi-même.
C’est tendre de nouveau la main, sourire, rire, non pas par naïveté, mais parce que le pardon a fait son œuvre.

Un cœur qui va bien… n’a plus peur d’aimer

Un cœur restauré s’ouvre à nouveau.
Il tisse de nouveaux liens sans constamment s’attendre au pire.
Il ne catalogue plus tout le monde comme “dangereux” ou “suspect”.

Un cœur qui va bien sait faire la différence entre :

  • la prudence, que Dieu recommande,
  • la méfiance excessive, qui vient de la blessure.

L’amour “ne soupçonne point le mal” — mais un cœur blessé, oui.
Un cœur guéri, lui, avance avec sagesse, pas avec peur.



Un cœur qui va bien… choisit de libérer la colère

Il comprend que retenir la colère, c’est s’emprisonner soi-même, se faire du mal intérieurement.
Alors il choisit d’apprendre à relâcher après le conflit, à ne pas rester prisonnier.

Un cœur qui va bien… prend soin du corps

J’en ai parlé dans une autre thématique : quand notre cœur va mal, on développe souvent des habitudes toxiques envers nous-mêmes.
On néglige notre corps, notre repos, notre nourriture, notre apparence, notre hygiène, notre énergie.

Parfois on se traite “durement”, mais pas dans le sens biblique où Paul dit “je traite durement mon corps”.
Non : durement dans le mauvais sens.
On s’abandonne.

Mais lorsqu’un cœur va bien, tout change.
On retrouve du plaisir à prendre soin de soi :

  • mieux manger,
  • mieux dormir,
  • arrêter la négligence,
  • honorer son corps, son âme, son esprit.

Parce qu’on s’aime.
Parce qu’on va mieux.
Parce que le cœur respire.

 

Un cœur qui va bien… adore Dieu plus librement

Et c’est vrai : quand on va mal, l’adoration devient difficile.
On prie, oui, mais nos prières deviennent souvent des supplications, des décharges émotionnelles, des cris de détresse.C’est normal.

Mais quand le cœur est restauré, notre relation avec Dieu change.
L’adoration devient plus pure, plus joyeuse, plus désintéressée.
La gratitude revient.
La louange devient naturelle.
Et Dieu nous apprend même à garder cette attitude lorsque les saisons se durcissent.



Quand ton cœur va bien… tout change

Ton rapport à Dieu.
Ton rapport aux autres.
Ton rapport à toi-même.
Ta manière de parler, d’écouter, de réagir, de choisir.

Tout devient plus sain, plus clair, plus apaisé.

Je pourrais écrire encore pendant des heures, mais je veux m’arrêter ici pour aujourd’hui.
Je prie que tu prennes soin de ton cœur.
Et j’ai hâte du jour où tu reviendras me dire :

“Nicolette, j’ai fait le travail, j’ai écouté mon cœur, j’ai laissé Dieu le guérir… Aujourd’hui mon cœur va bien. Et les résultats sont visibles.”

Parce que oui :
De la même manière qu’un cœur malade laisse des traces,
un cœur guéri, restauré, illuminé… transforme toute ta vie.

C’était la dernière partie de la thématique Le langage du cœur.
Et comme pour beaucoup d’autres sujets, je pense que j’y reviendrai — parce qu’il y a encore tellement à en dire.