Reprendre sa vie en main : les mythes auxquels j’ai arrêté de croire
Reprendre sa vie en main : les mythes auxquels j’ai arrêté de croire
Nicolette MudiandamboNicolette Mudiandambo
, 26 octobre 2026
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Pour ce dernier article du mois d’octobre, j’aimerais faire un « mythes versus réalités ». Pourquoi ? Parce que certaines idées préconçues que nous avons dans la tête deviennent des blocages, des forteresses qui nous empêchent d’avancer et de voir les choses différemment. Vous allez mieux me comprendre avec ces points de comparaison.

Premier mythe : « Prendre une pause me met en retard. » La réalité, c’est que prendre une pause nous permet de reprendre des forces, à l’instar de Jésus avec le verset que je vous ai partagé dans le deuxième article de ce mois. Cela te permet aussi de contempler ce que tu as déjà accompli et réalisé, et donc d’entrer dans la gratitude plutôt que dans la plainte.

Prendre une pause te permet de recalculer et de t’ajuster. Quand tu t’arrêtes, tu te rends compte des erreurs que tu as commises, des stratégies qui n’étaient pas les bonnes et de bien d’autres choses. Cela te permet de faire une sorte de remise à niveau, de prendre de la distance et de tout recalculer pour mieux repartir.

Non, à la fin, tu n’es pas en retard : tu te remets sur le chemin pour accomplir ta mission et ta vision. Ce temps t’aura été utile parce qu’il t’aura permis d’être reconnaissant, d’apprendre, de grandir et de te réajuster. Et en repartant avec une meilleure stratégie, un cœur en meilleur état et des forces retrouvées, qui sait si tu ne rattraperas pas ce potentiel retard que tu estimes avoir pris ? N’oublions pas que c’est Dieu qui est le maître des temps et des circonstances.

Deuxième mythe : « Je vais y arriver parce que je suis motivé. » Je vais y opposer une réalité avec laquelle certains ne seront peut-être pas d’accord : la motivation, à elle seule, ne te fera pas tenir jusqu’au bout du chemin. La motivation, ce sont les premiers kilomètres, ceux pendant lesquels le moteur de ta voiture chauffe avant de se lancer sur une longue route. Ce qui te fera tenir jusqu’au bout, c’est la discipline que tu adopteras et la confiance que tu mettras en Dieu. Ce seront tes meilleurs alliés.

Je n’ai pas honte de parler de ce qui s’est passé dans le parcours d’À cœur ouvert durant l’année 2026. Je suis entrée dans cette année avec une grande motivation pour reprendre les choses, parce que la fin de l’année dernière avait été très difficile. Je me disais : « Cette année, je vais y arriver. » Mais j’avoue avoir manqué de discipline et m’être un peu trop appuyée sur mes acquis. Le verdict est tombé : À cœur ouvert a été secoué comme il fallait.

Quels que soient tes plans et tes projets, la bonne volonté et la motivation fonctionnent un temps. Mais si tu n’es pas discipliné, si tu n’es pas structuré et si tu ne mets pas ta confiance en Dieu, tu auras du mal à mener tes projets à bien. Il y a ce verset que je cherchais :

« Recommande ton sort à l’Éternel, mets en lui ta confiance, et il agira » — Psaume 37:5.

Et cet autre : « Recommande à l’Éternel tes œuvres, et tes projets réussiront » — Proverbes 16:3

Oui, la discipline, mais surtout la confiance en Dieu, t’aideront à aller jusqu’au bout.

 



Troisième mythe : « J’attends le bon moment pour commencer ou recommencer. » Parfois, la vérité cachée derrière cette phrase que l’on répète, c’est simplement que la peur nous bloque et nous empêche de faire un pas courageux. Allô, allô ! Est-ce que je parle à quelqu’un ? Arrête de vouloir attendre le bon moment. Fais face à ta peur et dis-toi : « Je dois commencer. Je vais commencer. » Même si tu ne vois pas ce qui se passera ensuite, accepte de faire ce pas de foi.

À l’heure où je vous parle, si j’avais continué à me dire « j’attends le bon moment », je n’aurais pas mis en place certaines choses assez dingues au regard de mon parcours. Pas forcément dingues aux yeux du monde, parce que ce sont des choses que « n’importe qui » pourrait faire, mais le fait que moi, je les fasse, ce n’était pas écrit d’avance d’un point de vue humain.

Pendant longtemps, cette attente m’a fait tourner en rond. J’ai réalisé que ce qui m’empêchait d’agir, ce n’était ni l’absence du bon moment ni le manque de bonnes ressources. C’était la peur, le syndrome de l’imposteur. Mais lorsque Dieu te donne une idée, une vision, une direction, n’est-il pas aussi capable de pourvoir à cette vision ? Il est celui qui donne la vision et la provision. Il est celui qui te donne l’idée et les capacités pour l’accomplir. Il ne te donne pas simplement le vouloir : « C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » — Philippiens 2:13, Louis Segond.

Oui, il te donne la vision et ce qui est nécessaire à son accomplissement. Parfois, ce qui te bloque, ce n’est pas l’attente du bon moment ou du feu vert de Dieu — je pense que nous l’avons déjà eu —, c’est simplement la peur.

Dernier mythe : « Je suis fatigué parce que j’ai beaucoup trop à gérer, donc je serai incapable d’aller au bout. » Je ne sais pas si je peux le formuler exactement comme ça, mais parfois, la vérité, c’est que tu comptes sur tes propres forces et que c’est pour cela que tu t’épuises. Peut-être qu’en gérant mieux les choses et surtout en t’appuyant sur Dieu, tu ressentirais moins de surcharge, moins de fatigue et moins de pression, parce que tu aurais conscience que tu n’as pas à tout faire seul.

Je m’en suis rendu compte. Je me plaignais d’être épuisée et fatiguée, mais j’avais commencé à fonctionner en mode automatique : je dois tout penser par moi-même, créer par moi-même, trouver des idées par moi-même, trouver les ressources moi-même, etc. Alors qu’il suffisait parfois de m’arrêter et de dire : « Dieu, aide-moi, instruis-moi, rassure-moi. »

Il m’a simplement montré ceci : « Meuf, tu es fatiguée parce que tu crois que tu es une super-héroïne et que tu peux tout gérer. Tu t’es tellement dit que tu étais un couteau suisse, que tu pouvais porter toutes ces casquettes, que tu as fini par croire que tout reposait sur toi. Mais laisse-moi te rappeler qu’en fait, c’est moi qui décide. » Là, il ne m’a pas loupée pour me faire comprendre ça !

Alors non, tu n’es pas forcément fatigué parce que tu as trop de choses à gérer. Tu es peut-être fatigué parce que tu veux les gérer seul. Et, quelque part, c’est une forme d’orgueil de penser que l’on n’a pas besoin de Dieu pour avancer, porter ou réussir.

C’est ainsi que s’achève ce mois d’octobre. Je vous dis la vérité : normalement, ces articles auraient dû sortir au mois de septembre. Mais avec le programme chargé que nous avons eu à l’église et les 21 jours d’intimité avec le Saint-Esprit — qui ont été pour moi le temps de prière dont j’avais absolument besoin —, je me suis focalisée sur cela et je n’ai pas relancé l’application avant.

On va donc essayer, pour la fin de l’année, de « rattraper » ce retard. Ou plutôt de mieux partager en deux mois les pensées qui devaient être réparties sur trois mois, ou pourquoi pas de les laisser se prolonger jusqu’en janvier. Dans tous les cas, ce n’est pas grave.

Cela m’a fait énormément plaisir de revenir et de partager avec vous mon parcours de ces quatre derniers mois. Je ne peux pas entrer dans les détails de tout ce que j’ai appris, parce que le but n’est pas d’exposer toute ma vie. Je veux simplement partager quelques enseignements et encourager quelqu’un.

Et je suis contente de pouvoir dire : je n’ai pas abandonné. Je n’ai pas abandonné Dieu, je ne me suis pas abandonnée moi-même et je n’ai pas abandonné ma mission.