Vous le savez, c’est un sujet que j’aime beaucoup : LES ÉMOTIONS !
J’y ai même consacré un chapitre entier dans mon livre, parce que je trouve cela tellement important.
Ici, je ne vais pas te réécrire tout ce que j’ai déjà partagé dans le livre…
Mais j’avais envie de te donner quelques bonus, des pensées que je n’y ai pas développées, mais qui ont leur place ici.
Pourquoi je donne autant d’importance à ce sujet aujourd’hui ?
Parce que depuis l’enfance, j’ai eu cette impression qu’il fallait refouler mes émotions.
Je n’ai pas grandi dans une maison où il était interdit de s’exprimer.
Mais j’ai, malgré tout, développé cette tendance à me taire, à ne pas dire ce que je ressens.
Pourtant, mon père me tendait souvent des perches :
« T’es triste ? » « T’es en colère ? » « Tu penses à quoi ? »
Mais franchement ? Échec total.
Je répondais avec un bon vieux :
« Je sais pas moi, rohlalaaaaa… »
Et lui, il insistait. Moi, ça me saoulait. 😅
Mais avec du recul…QUELLE CHANCE J’AVAIS !
Un père qui se souciait vraiment de ce que je ressentais.🥹
Un père capable de lire mes émotions juste à l’expression de mon visage ! 🤍
De la même manière que mon père se souciait sincèrement de ce que je ressentais, Dieu aussi accorde de l’importance à nos émotions.
C’est Lui qui les a créées, et Il ne les méprise pas. Il comprend nos pleurs, nos colères, nos peines, nos joies. Mais au-delà de ça, Il nous donne aussi la capacité — et quelque part le devoir — de bien les gérer. Parce qu’une émotion mal gérée peut devenir destructrice… mais une émotion bien comprise peut devenir un chemin de croissance et de transformation.
Mais voilà : j’ai passé une grande partie de ma vie à fuir ces questions.
Et même encore aujourd’hui, ça m'arrive. Vous savez, exprimer ses émotions, c’est accepter d’être vulnérable. Et ça…tout le monde n'accepte pas, ou n'arrive pas à l'être.
Pour ma part, j’ai longtemps vu la vulnérabilité comme une faiblesse, donc j'ai littéralement refusé de l'être. Aujourd’hui, après un GROS travail, j’arrive à exprimer ce que je ressens… mais pas avec tout le monde et parfois avec difficulté
Donc petit avertissement : quand t’auras fini cet article, ne viens pas me tester avec des questions émotionnelles trop directes hein. Il se peut que je te réponde pas ou que je te réponde… sèchement. 😆 J’exprime ce que je ressens quand je me sens "safe". Sinon ? Silence radio. Au pire, mon visage parlera pour moi. 😂
La manière dont tu gères tes émotions est liée à ton histoire.
Et il y a une raison à ta difficulté à les gérer ou à les exprimer. À toi de la découvrir, la comprendre, et si besoin, de la traiter. Parce que oui, tes émotions comptent. Mais c’est à toi de les gérer correctement.
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Peut-être qu’on t’a toujours dit de te taire quand tu voulais exprimer ce que tu ressentais.
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Peut-être qu’on t’a trop souvent répété : « T’es un bébé Cadum toi ! », et que tu t’es juré de ne plus jamais pleurer devant qui que ce soit.
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Peut-être que tu as grandi entouré·e de personnes très colériques, et que tu reproduis ces schémas.
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Peut-être qu’il y avait trop de cris chez toi, alors aujourd’hui tu n’oses plus parler de peur de créer les mêmes tensions.
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Peut-être qu’on t’a dit : « T’es trop sensible ! »
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Ou encore que tu as vécu une relation toxique dans laquelle tu étais constamment sur la défensive…
Bref, il y a une histoire derrière ton rapport aux émotions. Et tu dois apprendre à la décoder.
Je ne pensais pas que cet article prendrait cette tournure… mais aujourd’hui,
je veux t’inviter à :
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reconnaître tes émotions,
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les accepter,
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te rappeler que tu as le droit de les ressentir,
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et surtout, apprendre à bien les gérer pour qu’elles ne te dominent pas.
Et si tu vois que ça dépasse tes capacités, prie et fais-toi aider.
Moi je l’ai fait. Et ça m’a aidée à avancer.
Si tu veux plonger encore plus dans cette thématique, je t’invite à lire mon livre "Je compte", disponible sur Amazon.
J’y consacre un chapitre entier à la place des émotions dans notre foi, notre histoire, notre guérison.